Otus, Rocvale, Testi, Cimatti, BPS, tout ça, c'était du pareil au même : Le même moteur MINARELLI utilisé par des assembleurs qui piochaient dans les catalogues des mêmes accessoiristes italiens.
Après, ce qui faisait la différence, c'était la qualité de la préparation.
D'origine (en France) petit carburateur Dell'Orto SHA 12/14.
Le niveau supérieur, c.a.d. l'origine en Italie, c'était le cylindre avec le Dell'Orto de 19.
Et après, on sortait la grosse artillerie avec le kit SIMONINI et le Dell'Orto de 22.
Les derniers moteurs MINARELLI étaient équipés du Compact Systèm (avec cylindre en alu et entraxe différent des goujons) qui en soit n'apportait rien (toujours le SHA 12/14 d'origine), mais offrait l'accession à un choix plus important de kits moteurs.
En septembre 75, mon TESTI acheté tout neuf (j'ai gardé la facture:rolleyes: ) avait encore un cylindre en fonte... et un tambour à l'avant.
Après le rodage j'avais monté un cylindre et un carbu de 19, et ça marchait mieux. Voulant encore plus, mais n'ayant pas les moyens de m'offrir un SIMONINI, je me suis contenté d'un dell'Orto de 22. Comme toute notion de réglage d'une carburation m'était étrangère, ça ne marchait pas mieux, quand ça ne serrait pas tout simplement!
Le bon coté du 22 c'était, avec son cornet, d'offrir un bruit d'aspiration magnifique et d'avoir persuadé mes copains, aussi branques en mécanique que moi, que j'avais un avion de chasse. 

Autre truc amusant : En regardant le TESTI de face, on voyait que la cuve du carbu de 22 était plus large que l'embase du cylindre.
Pour la partie-cycle, j'avais monté une paire de vrais amortisseurs hydrauliques PAIOLI et une fourche de YAM 125 RD, avec toujours un tambour, mais énorme pour le TESTI.
J'avais aussi des M38, le BT45 de l'époque pour les petites cylindrées.
Et qui se souvient du magasin de JP EDART, la Mecque du 50 à vitesses (oui, à l'époque, fallait pas mélanger les tasses à vitesses avec les 103 et 51 à variateurs!)?
J'étais parti de Corbeil (91), tout seul sur mon TESTI, et je m'étais aventuré jusqu'à BAGNOLET.
Déja, le voyage en lui-même avait été une aventure! Mais arriver dans un magasin REMPLi de pièces spéciales pour tous les 50! Le choc de ma vie!
Et pour les regrets envers cette (très) bonne époque, laissez moi vous raconter ce qui suit :
Il n'y a pas longtemps, en roulant sur nos belles routes ensoleillées, j'ai échangé de moto avec un copain. Lui a pris mon 31K, tout d'origine à par la déco, et moi j'ai pris son 1WT "ultratlight" : selle mono, pas de carénage, plus de repose-pied passager et platines allégées, plus de tableau de bord, pas de clignos, un seul rétro, une paire de bracelets sous le té et montés à l'intérieurs des tubes, etc. Et bien, en roulant la dessus, j'ai eu l'impression de faire un bond dans le passé, et de me retrouver ado boutonneux sur mon TESTI, avec le même rapport entre les dimensions de la moto et celles du pilote.
Et il y a aussi les séances de bricolage du samedi qui n'ont pas changé. Y'a toujours un truc à bidouiller sur sa moto ou celle du copain.
Encore un autre truc qui n'a pas changé : faut toujours demander la permission pour rentrer un peu plus tard le soir : avant, c'était à nos parents, maintenant, c'est à nos épouses... 
Tout bien réfléchi, j'ai l'impression, 30 ans après, de toujours faire les mêmes choses que j'aime!
Et toujours aussi bien réfléchi, ce n'est vraiment pas pour me déplaire! :king2:
PS/J'ai eu pendant 3 ans et 20 000 kms une HONDA VTR, et c'est vraiment une super moto!