Voilà les graphiques de Phil.

Merci "Grand maitre de la LC"
En reponse a Mickael concernant la pression, j'ai retrouve un test de 2 ammortisseurs de 4L0 ayant un kilometrage non defini. Le premier ammortisseur (courbe rouge) avait une pression d'environ 8 bars et le 2e (vert) environ 10 bars.
Quand on prend le graphe situe a gauche, en forme de "patate", nous avons en ordonnee la force de reaction exercee par l'ammortisseur et en abscisse le deplacement du piston en mm. L'ammortisseur etant place sur un banc qui possede une sorte de vilebrequin, le piston effectue des mouvement de va et vient, touty comme un piston dans un moteur. A gauche, la force est a 0 car le piston de l'ammortisseur est au point mort bas tandis qu'a droite il est au point mort haut, donc vitesse 0 dans les deux cas. La partie superieur de la courbe est le deplacement en compression et la partie basse, le deplacement en detente. Dans le cas present, le piston demarre du point mort bas, accelere jusqu'a 500 mm/sec, puis ralentit jusqu'a une vitesse de 0 pour reaccelerer dans l'autre sens. Si l'ammortisseur fonctionnait parfaitement (theorie), la partie gauche du graphe devrait etre le "miroir" de la partie droite. Si la courbe verte (ammortisseur 10 bars) s'en approche, ce n'est pas vraiment le cas avec la courbe rouge (ammortisseur 8 bars).
La raison est simple, le piston de l'ammortisseur possede un empilement de clapets (fines rondelles d'epaisseur et de diametre variable) qui bouchent les ouvertures qui sont dans le piston. Quand celui-ci se deplace, dans le sens de la compression par exemple, il se cree une surpression au dessus et une depression en dessous. Et c'est cette difference de pression qui fait que les clapets s'ouvrent et laissent passer l'huile. Le probleme est que, souvent le piston doit effectuer un certain deplacement avant que les clapets ne reagissent, (ce qui n'est pas acceptable car si l'ammortisseur ne reagit qu'apres 5mm de course, cela correspondrait a +/- 1 cm a la roue..). car la poche de gaz situee a l'interieur de l'ammortisseur et du cote vers lequel le piston se deplace, se comprime. Quand la pression de gaz sera suffisante, les clapets commenceront a s'ouvrir. Donc la solution est d'avoir une "forte pression" de gaz dans l'ammortisseur pour avoir une capacite de reaction rapide et donc un meilleur fonctionnement. Souvent on represente la force d'ammortissement par ce graphe "patate". personnellement, je prefere le 2e (a droite) avec toujours la force en ordonnee mais avec la vitesse de deplacement du piston en abscisse. La vitesse est nule a centre, acceleration et decceleration en compression en haut a gauche, puis idem en bas a droite en detente. Si l'ammortisseur etait parfait, nous ne devrions voir qu'une seule ligne, l'acceleration serait recouverte par la decceleration. La courbe verte s'en rapproche. La difference entre les courbes d'acceleration et de decceleration (ce qu'on peut appeler le "ventre" est ce que l'on appelle l'hysteresis de l'ammortisseur et que l'on cherche a reduire au maximum. Une des solutions consiste a ajouter un reglage de compression (necessite d'avoir un reservoir separe) car ce reglage agit comme un robinet de debit et il aide a creer cette fameuse pression au-dessus du piston.
Pour info, nous avions fait une simulation sur un ammortisseur ayant des caracteristiques "proches" et une pression de 18 bars, n'avaient pas donne de resultat bien superieur, donc je pense que 10-12 bars, cela devrait le faire.
Ce que je voulais egalement dire, c'est qu'une trop forte pression de gaz engendre les meme resultats que dans une fourche ou on joue avec le niveau d'huile pour generer une pression en fin de course d'ammortissement, c'est a dire un ressort additionnel.
Je pensais que des faits concrets pouvaient aider a la comprehension.
Je ne sais pas si j'ai ete tres clair dans mes explications, donc si questions, n'hesitez pas.
Bravo si vous avez lu ma "prose" et sorry pour les fautes d'orthographe.